•  Réaction saine au livre de l'ermite paru il y a 12 ans  et prémonitoire des événements actuels 

     Compte rendu paru dans les "sciences Humaines" 

     

    La France malade de ses médecins

      ed les empêcheurs de penser en rond 

    Contrairement à ce que laissent présager le titre racoleur et la page de couverture, ce livre n'est pas un pamphlet contre la médecine ni un essai polémiste. C'est un ouvrage majeur de sociologie qui déplace l'axe traditionnel du questionnement disciplinaire sur la santé. Dense, inventif, contre intuitif au possible, il est susceptible de fournir une ligne de repères aussi stimulante que féconde pour toutes formes de réflexion sur l'institution médicale. En sciences sociales, on cherchera à valider ou à réfuter ses propos. On mènera des contre-enquêtes, on approfondira un point ici ou là. On se positionnera en affirmant que « Peneff l'avait vu » ou au contraire qu' « il l'avait démontré un peu vite ». Mais on ne pourra plus tout à fait procéder comme avant, car cet ouvrage porte en lui un double renouvellement, à la fois méthodologique et théorique qu'il sera désormais impossible d'ignorer.

    2De prime abord, on croirait pouvoir ranger ce travail du côté des théories d'Illich en compagnie de quelques autres critiques radicaux. On aurait bien tort. Le canevas empirique est autrement plus serré et l'objectif incomparablement plus subtil. Mais voilà, les conclusions de J. Peneff mettent mal à l'aise. Personne n'est véritablement prêt à assumer la déconstruction du mythe du médecin : vocation, dévouement, désintérêt, compétence, scientificité, sagesse, éloquence, confidentialité, etc. Chercheur ou non, nous partageons l'idéologie positiviste. Chercheur ou non, il nous faut bien autoriser l'accès du soignant à notre corps pour être soigné et corrélativement lui accorder notre confiance ou souffrir. Qu'à cela ne tienne, J. Peneff n'entend pas s'attaquer aux praticiens, ni même à la médecine. Il met à nu, patiemment, méticuleusement, les rouages de l'institution qui s'intercale entre les hommes et leur « art ». Ce simple démontage, pourtant, suffit à activer nos résistances et le prix du travail à effectuer pour le suivre dans son raisonnement manifeste l'emprise de la croyance et le pouvoir d'imposition de la médecine en matière de représentations.

    3Il est modérément pertinent de détailler ici l'inventaire des thématiques abordées par l'auteur tant nos propres préjugés nous interdisent face à de tels énoncés d'accorder foi à l'objectivité de l'auteur : l'auto administration de la profession médicale, la stimulation de la demande médicale par l'offre, les profits induits par le secret médical, la politisation de la profession et la défense des revenus, la gestion de l'euthanasie à l'hôpital, la production des applications de la science, etc. Le grand mérite de J. Peneff réside dans sa capacité à trouver une cohérence à l'ensemble de ces interrogations et, conséquemment, à nous en fournir une intelligibilité.

    4Dans son introduction, l'auteur nous laisse croire qu'il ne s'agit pas véritablement d'un livre de sociologie, qu'il se sent surtout animé par des intentions militantes. Il doute également que sa discipline soit apte à répondre aux sollicitations des médecins pour améliorer leurs pratiques. Dès lors, on s'attend à un ouvrage sans réelle méthodologie. Or, c'est tout le contraire qu'on constate. J. Peneff commence par un examen critique des notions de « maladies » et de « santé » au cours duquel il met à jour la polysémie de la notion. Il poursuit par une réflexion sur les conditions d'enregistrement des données par les institutions chargées des statistiques médicales (INSEE, INSERM). Il insiste sur le flou des taxinomies courantes, les biais possibles dans les mesures des inégalités de santé et propose en sociologue, le remplacement de l'évaluation de la « santé » par l'évaluation de « l'activité médicale ».

    5Dans le chapitre suivant, l'investigation s'organise sur la base d'un corpus de 12 livres dont l'enquêteur rappelle les propriétés sociales des auteurs (essentiellement des hauts fonctionnaires qui ont assumé à un moment donné des responsabilités dans la gestion de l'assurance maladie) avant de recouper les principaux enseignements thématisés au moyen d'une mise en tableau. Cette opération permet à la fois de cumuler et d'évaluer le jeu entre les constats, intuitions et points de vue issus des différentes sources. De là, la gamme des terrains à fouiller, des hypothèses possibles et des questions à trancher. L'ensemble des critiques semble dessiner une dégradation généralisée du système sanitaire mais J. Peneff affirme sa ligne directrice : « Inutile de chercher le complot d'adversaires dissimulés ou le travail de sape de forces opposées qui serait à l'origine de cet état de fait. Il faut plutôt accuser un ensemble de processus lancés à une autre époque et qui ne correspondent plus à l'organisation sociale contemporaine ».

    6Pour étayer l'idée qu'en matière de médecine comme ailleurs, la demande est créée par l'offre, le chercheur s'appuie sur les travaux des économistes de la médecine. Il documente le propos, l'historicise. Pour dépasser la clôture du « colloque singulier », il dépouille les écrits biographiques des médecins généralistes et se centre sur le récit des pratiques. Pour saisir les règles non écrites de l'exercice médical quotidien, il convoque avec érudition les sociologues américains (Freidson, Becker, Hughes, Strauss, Ansprach, Timmermans) et l'école française de Baszanger à Herzlich sans oublier Pinell, Memmi et tous ceux qui ont travaillé sur la profession. Le recours aux historiens - O. Faure, Peter, Hatzfeld, Vergez - est récurrent. J. Peneff ne se prive d'aucun outil et surtout pas des siens : ceux de l'observation de terrain, utilisés avec une maîtrise aboutie. Tour à tour brancardier, faux malade, visiteur médical, il pénètre en ethnographe dans les lieux les plus fermés. Il entraîne avec lui ses étudiants : l'un s'infiltre comme cobaye pour des tests médicamenteux, l'autre s'immisce à la CNAM pour vérifier les feuilles de sécurité sociale et le troisième, C. Andréo, s'installe en réanimation. L'option retenue par J. Peneff, en adepte de l'école de Chicago, est de récolter des informations plutôt que de collecter des discours. Son attitude se caractérise par une méfiance absolue que certains dénonceront comme de la suspicion paranoïaque mais où l'on peut surtout lire une curiosité d'enquêteur pointilleux et l'esprit critique du scientifique obstiné. Par-dessus tout, elle exprime le rejet total et sans compromis des commandes institutionnelles et des sujétions qui les accompagnent.

    7L'Economie, l'Histoire, les Observations de terrain composent le triptyque de la méthode sociologique déployée dans ce livre, discipline à laquelle l'auteur croit pouvoir échapper alors même qu'il se plie à ses normes les plus rigoureuses. Car les expériences évoquées dans ces pages sont reproductibles - à chacun de se munir d'un petit carnet. Les arguments sont réfutables et s'appuient, comme il se doit, sur les apports cumulés de la connaissance savante. Mais il est vrai que l'auteur est agacé par les recettes et les procédés de ses condisciples. Il fustige l'évitement systématique des enjeux économiques par les sociologues centrés sur la relation malade/médecin. Il leur reproche aussi de se singulariser en ne tenant quasiment jamais compte des origines sociales des praticiens et des patients dès lors qu'il s'agit de confrontation thérapeutique. Et surtout de faire preuve d'une attitude excessivement timide face aux rhétoriques professionnelles validées sans le moindre effort de distanciation.

    8En retour, on pourrait critiquer chez J. Peneff, à certains moments de son ouvrage, l'effet involontaire d'accusation produit à l'encontre des médecins. Car si le corps professionnel dispose d'instruments efficaces pour défendre ses avantages, ses positions et occulter les buts qu'il poursuit, si le cynisme et la mauvaise foi existent bel et bien, les dispositions éthico-pratiques des médecins ne constituent pas une invention consciente et délibérée. Ceux-ci ont sans doute, réellement, intériorisé un système de valeurs et de principes qu'ils jugent légitimes, quand bien même celui-ci serait parfaitement conforme avec leurs propres intérêts. Ne conviendrait-il pas dès lors d'éviter de placer trop de calculs rationnels dans la tête de ces agents et d'accorder sa part heuristique à une théorie de l'incorporation ?

    9Un point particulièrement intéressant du livre tient dans la révélation de la difficulté, voire de l'impossibilité structurelle, qu'il y aurait à se procurer certains chiffres, ceux de la consommation médicale en fonction des variables sociologiques liées à l'appartenance de classe. L'auteur fournit un faisceau d'indices convergents prouvant presque que cette élision masquerait la nature actuelle de l'assurance maladie : une entreprise de redistribution à l'envers qui « ferait payer l'addition aux travailleurs pauvres » au profit des consommations médicales déraisonnables des classes moyennes et des classes supérieures. Le tout produit par la dynamique de la profession médicale, aveugle aux effets de son propre mouvement de maintien d'une autonomie et d'un monopole. Il aura donc fallu un concours de circonstances hasardeux dans la biographie de J. Peneff, sociologue engagé auprès des classes populaires laborieuses, fils de vétérinaires, en affinité avec les interactionnistes de Chicago et rompu aux méthodes d'observations participantes pour l'amener au seuil de sa retraite de chercheur à réussir cette critique improbable de l'organisation médicale. Un résultat inespéré obtenu précisément parce que l'investigation ne le visait pas. Enfin, pour déjuger l'auteur, il faudrait produire les fameuses données manquantes. Gageons que ça n'arrivera pas, que les intérêts contrariés par l'entreprise du sociologue concourront à son effacement, notamment en faisant passer ce volume pour un livre de plus, caricatural et sans originalité. C'est justement ce pourquoi il faut absolument le lire.

     

     

     

     

     

     

     

    Contrairement à ce que laissent présager le titre racoleur et la page de couverture, ce livre n'est pas un pamphlet contre la médecine ni un essai polémiste. C'est un ouvrage majeur de sociologie qui déplace l'axe traditionnel du questionnement disciplinaire sur la santé. Dense, inventif, contre intuitif au possible, il est susceptible de fournir une ligne de repères aussi stimulante que féconde pour toutes formes de réflexion sur l'institution médicale. En sciences sociales, on cherchera à valider ou à réfuter ses propos. On mènera des contre-enquêtes, on approfondira un point ici ou là. On se positionnera en affirmant que « Peneff l'avait vu » ou au contraire qu' « il l'avait démontré un peu vite ». Mais on ne pourra plus tout à fait procéder comme avant, car cet ouvrage porte en lui un double renouvellement, à la fois méthodologique et théorique qu'il sera désormais impossible d'ignorer.

    2De prime abord, on croirait pouvoir ranger ce travail du côté des théories d'Illich en compagnie de quelques autres critiques radicaux. On aurait bien tort. Le canevas empirique est autrement plus serré et l'objectif incomparablement plus subtil. Mais voilà, les conclusions de J. Peneff mettent mal à l'aise. Personne n'est véritablement prêt à assumer la déconstruction du mythe du médecin : vocation, dévouement, désintérêt, compétence, scientificité, sagesse, éloquence, confidentialité, etc. Chercheur ou non, nous partageons l'idéologie positiviste. Chercheur ou non, il nous faut bien autoriser l'accès du soignant à notre corps pour être soigné et corrélativement lui accorder notre confiance ou souffrir. Qu'à cela ne tienne, J. Peneff n'entend pas s'attaquer aux praticiens, ni même à la médecine. Il met à nu, patiemment, méticuleusement, les rouages de l'institution qui s'intercale entre les hommes et leur « art ». Ce simple démontage, pourtant, suffit à activer nos résistances et le prix du travail à effectuer pour le suivre dans son raisonnement manifeste l'emprise de la croyance et le pouvoir d'imposition de la médecine en matière de représentations.

    3Il est modérément pertinent de détailler ici l'inventaire des thématiques abordées par l'auteur tant nos propres préjugés nous interdisent face à de tels énoncés d'accorder foi à l'objectivité de l'auteur : l'auto administration de la profession médicale, la stimulation de la demande médicale par l'offre, les profits induits par le secret médical, la politisation de la profession et la défense des revenus, la gestion de l'euthanasie à l'hôpital, la production des applications de la science, etc. Le grand mérite de J. Peneff réside dans sa capacité à trouver une cohérence à l'ensemble de ces interrogations et, conséquemment, à nous en fournir une intelligibilité.

    4Dans son introduction, l'auteur nous laisse croire qu'il ne s'agit pas véritablement d'un livre de sociologie, qu'il se sent surtout animé par des intentions militantes. Il doute également que sa discipline soit apte à répondre aux sollicitations des médecins pour améliorer leurs pratiques. Dès lors, on s'attend à un ouvrage sans réelle méthodologie. Or, c'est tout le contraire qu'on constate. J. Peneff commence par un examen critique des notions de « maladies » et de « santé » au cours duquel il met à jour la polysémie de la notion. Il poursuit par une réflexion sur les conditions d'enregistrement des données par les institutions chargées des statistiques médicales (INSEE, INSERM). Il insiste sur le flou des taxinomies courantes, les biais possibles dans les mesures des inégalités de santé et propose en sociologue, le remplacement de l'évaluation de la « santé » par l'évaluation de « l'activité médicale ».

    5Dans le chapitre suivant, l'investigation s'organise sur la base d'un corpus de 12 livres dont l'enquêteur rappelle les propriétés sociales des auteurs (essentiellement des hauts fonctionnaires qui ont assumé à un moment donné des responsabilités dans la gestion de l'assurance maladie) avant de recouper les principaux enseignements thématisés au moyen d'une mise en tableau. Cette opération permet à la fois de cumuler et d'évaluer le jeu entre les constats, intuitions et points de vue issus des différentes sources. De là, la gamme des terrains à fouiller, des hypothèses possibles et des questions à trancher. L'ensemble des critiques semble dessiner une dégradation généralisée du système sanitaire mais J. Peneff affirme sa ligne directrice : « Inutile de chercher le complot d'adversaires dissimulés ou le travail de sape de forces opposées qui serait à l'origine de cet état de fait. Il faut plutôt accuser un ensemble de processus lancés à une autre époque et qui ne correspondent plus à l'organisation sociale contemporaine ».

    6Pour étayer l'idée qu'en matière de médecine comme ailleurs, la demande est créée par l'offre, le chercheur s'appuie sur les travaux des économistes de la médecine. Il documente le propos, l'historicise. Pour dépasser la clôture du « colloque singulier », il dépouille les écrits biographiques des médecins généralistes et se centre sur le récit des pratiques. Pour saisir les règles non écrites de l'exercice médical quotidien, il convoque avec érudition les sociologues américains (Freidson, Becker, Hughes, Strauss, Ansprach, Timmermans) et l'école française de Baszanger à Herzlich sans oublier Pinell, Memmi et tous ceux qui ont travaillé sur la profession. Le recours aux historiens - O. Faure, Peter, Hatzfeld, Vergez - est récurrent. J. Peneff ne se prive d'aucun outil et surtout pas des siens : ceux de l'observation de terrain, utilisés avec une maîtrise aboutie. Tour à tour brancardier, faux malade, visiteur médical, il pénètre en ethnographe dans les lieux les plus fermés. Il entraîne avec lui ses étudiants : l'un s'infiltre comme cobaye pour des tests médicamenteux, l'autre s'immisce à la CNAM pour vérifier les feuilles de sécurité sociale et le troisième, C. Andréo, s'installe en réanimation. L'option retenue par J. Peneff, en adepte de l'école de Chicago, est de récolter des informations plutôt que de collecter des discours. Son attitude se caractérise par une méfiance absolue que certains dénonceront comme de la suspicion paranoïaque mais où l'on peut surtout lire une curiosité d'enquêteur pointilleux et l'esprit critique du scientifique obstiné. Par-dessus tout, elle exprime le rejet total et sans compromis des commandes institutionnelles et des sujétions qui les accompagnent.

    7L'Economie, l'Histoire, les Observations de terrain composent le triptyque de la méthode sociologique déployée dans ce livre, discipline à laquelle l'auteur croit pouvoir échapper alors même qu'il se plie à ses normes les plus rigoureuses. Car les expériences évoquées dans ces pages sont reproductibles - à chacun de se munir d'un petit carnet. Les arguments sont réfutables et s'appuient, comme il se doit, sur les apports cumulés de la connaissance savante. Mais il est vrai que l'auteur est agacé par les recettes et les procédés de ses condisciples. Il fustige l'évitement systématique des enjeux économiques par les sociologues centrés sur la relation malade/médecin. Il leur reproche aussi de se singulariser en ne tenant quasiment jamais compte des origines sociales des praticiens et des patients dès lors qu'il s'agit de confrontation thérapeutique. Et surtout de faire preuve d'une attitude excessivement timide face aux rhétoriques professionnelles validées sans le moindre effort de distanciation.

    8En retour, on pourrait critiquer chez J. Peneff, à certains moments de son ouvrage, l'effet involontaire d'accusation produit à l'encontre des médecins. Car si le corps professionnel dispose d'instruments efficaces pour défendre ses avantages, ses positions et occulter les buts qu'il poursuit, si le cynisme et la mauvaise foi existent bel et bien, les dispositions éthico-pratiques des médecins ne constituent pas une invention consciente et délibérée. Ceux-ci ont sans doute, réellement, intériorisé un système de valeurs et de principes qu'ils jugent légitimes, quand bien même celui-ci serait parfaitement conforme avec leurs propres intérêts. Ne conviendrait-il pas dès lors d'éviter de placer trop de calculs rationnels dans la tête de ces agents et d'accorder sa part heuristique à une théorie de l'incorporation ?

    9Un point particulièrement intéressant du livre tient dans la révélation de la difficulté, voire de l'impossibilité structurelle, qu'il y aurait à se procurer certains chiffres, ceux de la consommation médicale en fonction des variables sociologiques liées à l'appartenance de classe. L'auteur fournit un faisceau d'indices convergents prouvant presque que cette élision masquerait la nature actuelle de l'assurance maladie : une entreprise de redistribution à l'envers qui « ferait payer l'addition aux travailleurs pauvres » au profit des consommations médicales déraisonnables des classes moyennes et des classes supérieures. Le tout produit par la dynamique de la profession médicale, aveugle aux effets de son propre mouvement de maintien d'une autonomie et d'un monopole. Il aura donc fallu un concours de circonstances hasardeux dans la biographie de J. Peneff, sociologue engagé auprès des classes populaires laborieuses, fils de vétérinaires, en affinité avec les interactionnistes de Chicago et rompu aux méthodes d'observations participantes pour l'amener au seuil de sa retraite de chercheur à réussir cette critique improbable de l'organisation médicale. Un résultat inespéré obtenu précisément parce que l'investigation ne le visait pas. Enfin, pour déjuger l'auteur, il faudrait produire les fameuses données manquantes. Gageons que ça n'arrivera pas, que les intérêts contrariés par l'entreprise du sociologue concourront à son effacement, notamment en faisant passer ce volume pour un livre de plus, caricatural et sans originalité. C'est justement ce pourquoi il faut absolument le lire.

     

     

     

     

    La troisième guerre mondiale a commencé : celle contre, peu visible, le virus celle occasionnée par le virus

    C’est l’heure de la revanche et de la gloire pour des secteurs entiers de la médecine qui avaient été sous-estimés, de campagne, rustique, aux faibles moyens contre la  médecine hospitalière. Par exemple les urgences qui ont longtemps étés considérées comme la poubelle de l’hôpital ou de la ville. (Dépôt


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  •   Texte de Christophe Andreo ; un ami après avoir été un excellent étudiant"  : 

    Organiser une résistance est difficile, la moitié de la population est prête à tout accepter. Le Covid et la politique sanitaire ont clivé la société au point de prendre le pas sur le reste. Situation inédite, je ne pensais pas vivre çà. 

     

    Entre ceux qui ne parviennent pas à s'émanciper des institutions et du gouvernement, ceux qui y trouvent leur compte, les hypocondriaques, et les vieux qui ont peur de mourir, ca fait du monde!

     

    Au quotidien C un cauchemar, distanciation sociale, individualisme, interdictions multiples, plus de vie sociale, mesures absurdes et contradictoires au travail, etc. On est peu nombreux à être rebelles à mon taf... Certains ne demandent qu'à être confinés davantage (ne pas bosser + repli sur le cocon familial, presqu'un retour dans le ventre de sa mère).

     

    Une haine grandissante et profonde m'envahit vis-à-vis de ce gouvernement. Je peux comprendre qu'on puisse devenir terroriste face à une oppression ressentie , je vois bien le cheminement psychologique. 

     

    Je commence aussi à en vouloir à ceux qui acceptent tout ou soutiennent ce délire médico-autoritaire. C plus fort que moi. Cela m'isole de gens que j'apprécie. 

     

    Les "résistants" font la révolution sur le Web, mais dans la rue : peu de choses... Pourtant une partie de la population désapprouve.

    On fait semblant de vivre et on s'adapte... On désobéit... tandis que d'autres voient leur situation financière s'effriter. 

    Il y a beaucoup de choses à analyser. 

     

    2 thèses s'affrontent notamment :

    1Folie collective et sanitaire liée à la médicalisation du monde, à l'extension du principe de précaution, grande peur séculaire des épidémies sur fond d'effondrement intellectuel/suicide de l'Occident et de corruption de big pharma.

     

    2Les thèses complotistes. Par exemple, vendre le vaccin, ou bien mener le monde à la faillite et restructurer le système monétaire, les dettes, les Etats, instaurer un gouvernement mondial. 

     

    Sociologues et historiens n'aiment pas les complots. Et pourtant il y a des choses troublantes.

     

    -Lagarde a parlé au nom du FMI de faire de l'euro une crypto monnaie (le cash disparaîtra à termes). A moyen terme nous n'échapperons plus au contrôle numérique pour la moindre transaction, tout passera par le smartphone. Le système monétaire est en passe de connaître des changements profonds.

     

    -Début décembre une disposition législative a été votée en France en catimini rendant possible la loi d'urgence sanitaire qui contourne la Constitution. Pourtant début décembre la pandémie débutait à peine en Chine... Même De Castelneau trouve çà étonnant.

     

    -Macron annonce que nous en baverons jusqu'au printemps voire jusqu'en juillet. "Le vaccin devrait arriver à l'été disent les scientifiques." Je n'en croyais pas mes oreilles ! Les journaux commencent à lancer le débat : doit-il être obligatoire? Quand la presse mainstream lance un débat, C qu'il y a une idée derrière...

     

    -Peu de temps avant la pandémie, le forum économique mondial avait organisé une simulation de pandémie mondiale avec des hommes d'affaires et des politiques. Comment faudrait-il réagir en cas de virus mortel? Est-ce une coïncidence ? Le même Forum parle de monde d'après, de dettes qu'il faudra solutionner, de nouvelle gouvernance mondiale pour faire face à d'autres menaces fort de cette expérience, etc.

     

    -L' Affaire du Lancet montre qu'il y a bien eu un coup à grande échelle et une pseudo étude bidon pour descendre Raoult et son traitement. 

     

    -le Monde a offert une tribune à 2 généticiens français qui considèrent que la thèse d'un virus bricolé échappé d'un labo est loin d'être absurde. Ils demandent une enquête  sérieuse car certains éléments sont troublants. Inouï. Un papier pareil dans le Monde était inenvisageable en mars-avril. Luc Montagnet avait été ridiculisé qd il avait évoqué cette hypothèse dans une émission. 

     

    -Les Gafa sont sortis enrichis de cette période, de même que la finance qui spécule sur les annonces de vaccin et de médicaments, les labos bien sûr. 

     

    Le capitalisme mondial a 2 problèmes de fond : 

     

    1un monde à venir sans travail pour l'Occident. Le numérique, l'intelligence artificielle, la robotisation vont détruire les emplois des classes moyennes (les emplois de la nouvelle économie suffiront-ils à sauver les classes moyennes, pas sûr !). Quant aux emplois de merde restants le tiers monde immigré ou delocalisé s'en chargera. L'idée d'un revenu universel fait son chemin (la version libérale : plus d'Etat providence, mais un revenu minimum versé à vie). Du pain et des jeux avec les loisirs internet...

     

    2une dette mondiale colossale à solder.

     

    Bref, le goulot d'étranglement arrive. Sans parler de la question écologique. 

     

    Et si ce virus (échappé par hasard?) et les réactions disproportionnées qu'il a suscitées, offraient à l'Occident et aux multimilliardaires de la Silicone Valley (trop heureux d'avoir congédié Trump), aux banques et à big pharma l'occasion de se débarrasser des démocraties sans besoin d'une guerre ? Ou au moins de remettre les compteurs à zéro, de changer le système monétaire, d'apurer les dettes pour faire face à la crise économique que les confinements vont susciter?

     

    Stratégie du choc : face à une crise d'ampleur le changement est possible suivant les idées/les intérêts puissants du moment et les résistances sont balayées (voir livre Naomie Klein).

     

    Et si les complotistes avaient qq part un peu raison?

    Comment la Russie et la Chine vont-elles réagir ? Pour l'instant ces pays sont sortis vainqueurs du Covid : ils n'ont pas mis à genoux leur économie. Regardent-ils l'Occident s'effondrer ou se restructurer?

     

    D'après Chris Brochier, les sites russes diffusent souvent les idées complotistes. Contre-propagande? Avertissement? 

     

    Pour d'autres, ce sont les sites trumpistes. Trump avait au moins le mérite d'être protectionniste et non mondialiste.

     

    Il se passe qq chose. Je ne saurais dire quoi. Mais nous ne devons plus réfléchir avec nos grilles de lecture et nos catégories habituelles. Rien ne prouve d'ailleurs que nous ayons fait le tour des dictatures possibles depuis que l'homme vit en société. 

     

    Chris

     

     

     

     

     

        

     

    La troisième guerre mondiale a commencé : celle contre le virus.

    C’est l’heure de la revanche et de la gloire pour des secteurs entiers de la médecine qui avaient été sous-estimés, de la médecine hospitalière. Par exemple les urgences qui ont longtemps étés considérées comme la poubelle de l’hôpital ou de la ville (Dépôt des SDF ou des poivrots de la ville qui sont la honte de la médecine d’urgence qui doit les nettoyer et les faire repartir).

    Aujourd’hui les urgences sont l’entrée triomphale, l’honneur de l’hôpital puisqu’ils accueillent les malades glorieux du virus.

    La grande médecine technologique hyper dépensière aux très grands moyens techniques et mécaniques, la réanimation, deviennent le centre névralgique de l’hôpital. Auparavant la réa traitait un cas sur cent, maintenant c’est un cas sur deux, l’honneur de l’hôpital est le pic de l’attention extérieure.

    Le matériel énorme, le prestige nouveau fait de un docteur des mandarins ou des seigneurs régnant sur les autres services.

    Tous ces changements cachent que les ¾ des malades ainsi hospitalisés affectés par le virus ont plus de 78 ans, âge moyen de vie.

    Donc l’invasion pour la médecine et pour l’hôpital est un simple déplacement de vieillards qui, au lieu de décéder chez eux meurent sous les projecteurs de la gloire à l’hôpital.

    Le troisième âge est bientôt le quatrième deviennent la priorité absolue, l’objet de travail de nombreux soignants et le symbole de la victoire de la médecine technologique mécanisée et suréquipée.

    Derrière ce cadre se cache l’intérêt capitaliste le plus simple, le profit inimaginable en dépenses il y a quelques mois et l’occasion de la plus-value des grandes banques et entreprises.
    Finalement, saluons le vainqueur de cette crise : Alzheimer et peut-être d’innombrable Vincent Lambert. C’est-à-dire des morts vivants que l’ont maintient dans une vie végétative, artificielle ou le corps pratiquement ne s’appartient plus mais dépends de machines sophistiquées. Ce Vincent Lambert sous l’effet de la pression de l’opinion extrémiste des catholiques intégristes attendait depuis 20 ans la résurrection. Comme tous les catholiques il attendait le jour où ils sortiront du tombeau ou de la vie totalement végétative, mécanique. Pendant 11 ans ses parents fanatiques avaient refusé qu’on le débranche et donc nous sommes tous des Vincent Lambert en puissance lorsque la médecine et l’idéologie prennent le pas sur la vie et la solidarité entre vivants et non pas tous les vivants tournés au service des morts.

    La médecine revanche et spécialisation outrancière

    Beaucoup de branches en concurrence pour vivre sur le même tronc la méd hyper techniciste  et informatisée  contre la médecine traditionnelle où c’est le médecin qui se déplace  le toubib voit » le malade chez lui juge se son milieu  son environnement et en déduit un traitement adapté

     Maintenant la machine contre l’homme ; la Réa  , les  greffes  ou  opérations du cerveau, les fractures !! ..

    La majorité des décès Covid ont plus de 84 ans : de là on réquisitionne tout l’hôpital à leur service : sans virus aucune chance d’aller en sale d’opération ou de soins lourds !!  et même pas sûr qu’il ai eu surmortalité ces derniers mois .Selon chiffres popu INSEE il y a au en France moins de morts en 2020 premier semestre, que le même semestre en  2019

    Alors : » vive le virus qui fait moins de morts sur 6 mois »

    Mais les médias qui servent des intérêts puissant cachent ou ignorent par paresse et soumission ces chiffres.  Pour le moment légère surmortalité chez le plus de 85 ans  (âge moyen de durée de vie !!)

    Moi qui ai vu l’hôpital depuis le poste de soignant aux urgences  je peux dire que c’est la résurrection pour ce service des urgences dévaluée et marginalisé  ( la poubelle » de la ville l’endroit où les flics déposent la nuit les poivrots , les SDF ou les drogués de la nuit)  maintenant l’urgence :  voie royale d’entrée :un triomphe pour ces bannis ces marginaux du personnel noble Quelle revanche : les médias à leurs pieds  au profit du 4éme âge devant qui on s’incline : nos pauvres « vieux » !!

    Pour leur assurer un « avenir » radieux , on arrête l’économie, la scolarisation  la musculation ou le sport et aussi la culture voila ce qu’on dit à la jeunesse :

     Déculturez-vous !

     Déscolarisez vous !

     Demusculairez-vous

    L

    La médecine hyper technique et informatisée où les sujets sont des robots identiques s’oppose aujourd’hui, et est même en lutte contre la médecine de terrain traditionnelle de ville ou de campagne ou le médecin sort de son cabinet, observe son malade dans son environnement ordinaire, apprécie son milieu social et scolaire. Cette médecine humaine a perdu la partie à l’occasion du Covid 19, au nom de la machine contre l’homme, au nom de l’informatique contre la pensée humaine.

    Tout l’hôpital est réquisitionné pour les malades très vieux au-delà de 85 ans, moyenne des décès actuels, et fait oublier les évidences, fait avancer l’obscurantisme et enfonce les pays occidentaux dans l’idiotie intellectuelle. Et le martyr  s choisi qui ne demandait rein dans son coin de Marseille  est devenu  la bête noire des lobbies et des trusts Pharma Tous on veut sa tête !!

     

     

    Le chemin de croix de Jésus Raoult

    Je le vois avec sa tête de Christ martyrisé, fatigué écœuré par les médias, ses cheveux longs et sa couronne d’épines marchant sur les cris de haine et les coûts de fouet de ses bourreaux que sont les commentateurs vedettes des grandes chaînes de télé privée ou publique. Ces grands « pontes » en concurrence veulent se payer sa tête « se faire Raoult » comme ils disent et ainsi jouer les vedettes auprès des directeurs de leurs chaines.
    Sous leurs questions imbéciles, Raoult tombe, il se relève, on lui tend un autre piège. Et lui, toujours avec sa tête de crucifié, martyrisé, sa ténacité à expliquer et à se mettre au niveau des interlocuteurs qui est extrêmement bas et qui sont là pour l’assassiner.
     CAR Tout ce que cela révèle est le niveau intellectuel des journalistes de la télévision et surtout de leur prétention à tenter de comprendre quelque chose de scientifique à un niveau un peu élevé.
    Quand on voit la tête de Pujadas ou autre Morandini, etc., le niveau de leurs questions on comprend qu’ils n’ont pas fait les grandes écoles scientifiques ni même un bac scientifique tant leur compréhension , malgré les efforts de Raoult, est loin d’être susceptible d’un accès pour eux. En tous cas, ils n’ont pas compris grand chose dans les écoles de journalisme, voir à L’ENA sur les phénomènes de multi causalité, sur la résolution d’équations à 2 ou 3 inconnues ou sur les estimations de forces de corrélation. On voit donc le niveau de compréhension des journalistes de télévision pour les mathématiques, les statistiques, la chimie, etc. n’est pas à la hauteur malgré les efforts de Raoult et qu’ils auraient besoin d’une remise à niveau pour comprendre ne serait-ce que le début des analyses qu’ils entendent, des tests de résultats tendanciels. Ce que tente en vain Raoult, qui se sacrifie là, pas pour remonter le niveau d’intelligence des journalistes, ce qui serait vain, mais pour maintenir le niveau et le crédit de son laboratoire, assurer les salaires d’une cinquantaine de personnes qui à Marseille travaillent réellement pour l’avancée des connaissances.

    Raoult raisonne en praticien de terrain et pas de labo seul; il raisonne à long terme,  se donne les moyens de juger sur longue durée de l’histoire médicale ; il regarde Chine et a  Afrique pour comparer large  Il a connu la médecine de brousse  où il n’y a pas d’hôpital, ni des moyens gigantesques

     Il voit une revanche de l’histoire , la fin de notre domination qui a duré 5 siècles !

     « Courage prof. Raoult, ils n’auront pas votre scalp ; vous  êtes notre honneur et  celui des Africains qui vous suivent et vous  regardent

     Vous connaissez les deux continents qui on vaincu le virus  qui sont debout  tête relevée  optimistes quant à leur avenir

     

     

    Quand on regarde les chiffres de l’INED, de la population française, on voit que dans le premier semestre 2020, il y a eu moins de morts en France, tous âges confondus qu’en 2019.
    Alors quoi ? Vive le virus parce que sinon on rentre dans la manipulation des statistiques et on cache que cette épidémie n’ait l’effet que d’une légère surmortalité au-delà de l’âge moyen de vie en France.

     Le mot d’ordre  par ailleurs des grands groupes qui font ou défont notre santé en nous obligeant à une alimentation qu’ils ont choisie pour nous sans notre avis et contre toute indication médicale On veut nous soigner d’une main et de l’autre on nous empoisonne

    Belle société magnifique civilisation

     Depuis  10 u 20 ans , on marche sur la tête

     Par exemple : Soignez-vous et surtout mangez sucré

    Voilà le mot d’ordre de notre société : du sucre toujours du sucre dans tous les aliments et condiments. Faîtes plaisir aux betteraviers et autres sucriers. Il faut satisfaire les lobbies et les géants de la production industrielle qui nous inocule les besoins de nos goûts et qui remplissent leurs caisses au détriment de notre équilibre alimentaire et de notre organisme. Sous cette inondation, je me rappelle avec nostalgie mon enfance, le manque de sucre (pendant la guerre, on avait droit à un kilo par mois) et maintenant c’est un kilo par jour. Je me rappelle des fruits et légumes qui étaient rustiques, un peu acres (même les cerises étaient vendues acides : les guignes) et c’était agréable au goût de retrouver des sensations et des odeurs qui ont disparues hélas, aujourd’hui. Mais les financiers des géants de la productions industrielle s’enrichissent de notre sang et il faut le tolérer.
    Bonnes gens en surpoids, même sans être obèses, vous avez avalés trop de couleuvres et trop de sucre. Et du coup, vous régalez le virus, Covid 19 qui adore le sucre et la graisse.
    Marchez deux heures / jour

     

    Se sucrer, en argot de mon enfance, veut dire escroquer.
    bonnes gens en surpoids, mêle sans être obèses trop de recherche de calorie pour la dépense physique minime. On vous a caché la vérité  et vous avez marché «  Consommez ;  achetez,  remplissez vous la panse sans efforts ;prendre la voiture pour faire un KM …

     Le phénomène caché derrière ces faits occultés est la montée stupéfiante des petites classes populaires française de naissance,  qui sont passés brutalement à la petite bourgeoisie en sautant l’étape des classes moyennes, le tout en 2O ou 30 ans

    Bonnes gens en surpoids sans être obèse  vous avez avalé  trop de couleuvres ; et trop de sucre et vous régalez alors  le covid qui adore ça

     Classes populaires :  ne passez pas de l’austérité ou de la pauvreté à l’envie de richesses et de consommations  grandioses du genre  la bagnole  les résidences secondaires, le luxe de bons vins et tous les gadgets qu’»on vous vante

     Par exemple vous payez des motos crosr ou tous terrains à vos gosses à 2000 ou 3000 euros et ils font un usage inouï même les jours d’école .Ici à la montagne de la Mure en forêt, près des lacs ou sur les sentiers et ils font un vacarme et une fumée qui nous exaspèrent ,nous les vieux  en montagne

    On vous entend du fond des villages ;on vous appelle les frelons : à 16 ou 17 ans vous commencez jeunes à emmerder les gens  Je sais : Et c’est un cadeau anniversaire de grands parents !!

     

     

     

     

     

     

     Ce que j’ai vu dans la petite ville de montagne où je vis depuis 20 ans !!   Un changement fondamental réalisé en peu d’années (5 ou 10 !)

     

     

     

    Alors, devenez comme nous, écolo et économes, pratiquez une médecine aux moyens rustiques et aux traitements doux. N’abusez pas des plaisirs de la table ou des grands vins, surtout si vous êtes incapable de brûler ces calories, sans parler même d’une dépense physique minimale.
    Par exemple, faire au minimum 2 heures par jour de vélo ou de marche en montagne , ce qui est la dépense physique minimale pour un adulte, même vieux.

     Vos enfants ne vous suivent pas dans cette voie mais ils se laissent aller sur le plan scolaire  Il n’y a pas de » gros » parmi les meilleurs de la classe  ils ont accédé eux trop ite au genre de vie de la petite bourgeoisie qu’ils côtoient à l’ école, au sport,  ou en faisant la fête

     Et ils ne comprennent pas soudain pourquoi tout ça, arrivé avec facilité,  devrait s’arrêter  à cause d’un virus de « vieux »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous assistons à un moment historique. La modification totale des rapports de force entre continents nations, et courants de pensée. Le grand empire occidental est en train de s’effondrer sous les coups imprévus d’un virus fou.

    Pour le moment, l’empire occidental qui a dominé le monde pendant cinq siècles (Christophe Colomb, puis Magellan , puis toutes les colonisations du XIX -ème et XX -ème. Cet empire se fissure, il décline brutalement de manière imprévue alors qu’il avait résisté et profité de deux guerres mondiales. Notre empire occidentale de 1500 à 2000 a donc tenu 5 ou 6 siècles ce qui est la durée moyenne de longueur de vie des empires précédents qui avaient tenus ou tenté de dominer exploiter coloniser esclavagiser les autres pays de la planète (en tous cas ceux connus par l’écriture et l’histoire). Sans les citer tous : empire mongole, perse, chinois- oriental, gréco-romain, puis Byzance, avant le nôtre, empire avec ses nations dominantes, aujourd’hui l’Amérique qui a pris le leadership, la Grande-Bretagne, La France, l’Empire Germanique un moment, qui ont dominé le monde se le sont partagé après des disputes innombrables jusqu’à 1950.
    Rappelons que nous avons redessiné l’Afrique, ses frontières, que nous avons disputé jusqu’en 1900 le Congo, l’Ethiopie, l’Egypte. Idem pour l’Amérique du sud et centrale que nous avons consciencieusement nettoyées de toutes les vieilles civilisations au profit des colons blancs. Donc cet empire qui partait de l’Amérique du sud , de la Californie jusqu’à la Moskova a dominé l’univers pendant 6 siècles.
    Seul le japon, la Chine ont résistés. Le Vietnam et l’Inde ont luté jusqu’eu bout pout maintenir un semblant de souveraineté, mais ont cédé à la fin.

    Le Japon intouchable , la Chine est devenue l’objet des convoitises à se partager par les deux ou trois grandes puissances européennes.

    Anecdote significative, au nom de notre sacro-sainte liberté de circulation et d’exportation des marchandises, français et anglais ont fait une guerre sur le sol chinois avec nos troupes, nos soldats, nos armées pour occuper et forcer l’empereur chinois à acheter de force nos drogues habituelles , nos produits les plus pervers, notamment l’opium. Nous avons importé de force des milliers de tonnes d’opium pour droguer les chinois amateurs de ce produit qui devenait de plus en plus dépendants. C’est la dernière trouvaille de 5 siècles de libéralisme et de productivisme puisque cet opium nous le faisions produire par nos colonies, Asie du sud Est, Inde, etc.
    Le problème du virus c’est qu’il a déclaré à la lumière du jour ce qui avait été l’essor de notre passé, les raisons de notre gloire et les résultats de notre force (qui n’a pas été irréelle : c’est le devenir des sciences, de la grande technologie, de l’informatique et des progrès des savoirs cosmiques ou de l’histoire de la Terre. Brutalement, après le point ferme et l’imposition « pax americana » de 1945 à 2015, tout change de la façon la plus inattendue qui soit. On voit émerger des Boris Johnson, Des Donald Trump, ou des petits Macrons à la tête des géants de la planète, alors que jusqu’ici nous avions au minimum des Roosevelt et des Obama, Des De Gaulle ou des Mitterrand, des Churchill, qui étaient d’une autre taille et d’une autre pointure.

    Ce déclin brutal, annonce ce qui devient la norme : la déscolarisation, presque totale entreprise depuis 8 mois au détriment de nos enfants et au profit des marchands de téléphone ou de tablette. Cette déscolarisation qui entraine une perte du sens de l’histoire, une ignorance des sciences naturelles, un abandon d’une culture personnelle riche qu’elle soient générale ou particulière aura un déficit terrible pour notre jeunesse qui sera à la merci par absence de sens de l’histoire de n’importe quel charlatan ou vendeur d’illusions. La déscolarisation s’accompagne ou entraine la déculturation , celle produite par les réseaux sociaux ou l’histoire, la géographie, la culture générale sont égales à zéro. Nous avons commencé par supprimer nos livres, nos bibliothèques, nos librairies, nos centres culturels, au profit de zéro pensée, de totale méconnaissance du passé, dans le sens d’une prochaine vie, en quelques sortes animale, sans mémoire, sans logique, sans idée. Pour que le virus triomphe il faudra également entreprendre le déficit musculaire, une sorte d’abandon de ses forces physiques, du goût ou de la pratique des sports, bref une démuscularisation qui entraineront une disparition de la pensée , des exploits corporels, des victoires de la culture générale pour que la disparition de toute trace de cet empire occidental de 5 siècle soit ainsi réalisé ;

     

    La traite des noirs, la mise en esclavage d’un continent, leur exportation vers l’Amérique, furent un grand symbole de notre régime occidental de productivisme et de l’exploitation des autres « races ».

    La transformation de conflits entre nous, la concurrence pour la marchandisation des humains ont produit entre nous des guerres terribles que nous avons exportées pour qu’elles deviennent mondiales.

    Mais maintenant, la troisième guerre mondiale dont nous assistons au commencement se fait à notre détriment pour nos déficits et pour accélérer notre chute. Donc le virus est un symbole et un dur rappel à la réalité de l’histoire, puisque les deux continents qui résistent victorieusement à ce petit virus parmi dix autres sont la Chine et l’Afrique noire. Ils tiennent enfin dans leurs mains, radieux, leur revanche , de deux siècles d’humiliation.

     

     

     

     

     


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    De la part de l’ermite,

     

    Il annonce la sortie de son dernier livre : ‘Ader l’aérien, un ingénieur toulousain’, édition Saint Honoré, Paris.

     

    Il s’agit d’une biographie placée dans son époque, d’un individu un peu marginal, mais qui a laissé sa trace dans de très nombreux domaines scientifiques, d’inventions, d’avions, de bicycles, de téléphones. Son exemple est donc pédagogique car Ader a pressenti la menace sur notre société des renversements d’équilibre entre science et industrie.

     

    Il a également ressenti le danger d’être un chercheur fonctionnaire dépendant des crédits et des titres d’état, ainsi que des grandes organisations scientifiques qui limitent la liberté de recherche et l’esprit d’indépendance à l’égard des rites, des modèles de pensée, des types d’écriture et d’invention.

     

    Ce livre est d’actualité. Il montre que dans une époque de très grand conformisme, de soumission à une pensée unique, voir médicale ou biologique, la société perd la tête et s’égare dans des conflits de personne et d’argent.

     

    L’auteur ‘Peneff’ avait attiré l’attention des dangers que la recherche pharmaceutique domine, par l’octroi des crédits, le cadre de travail, les méthodes de vérification, tout un ensemble de recherches médicales et chimiques valables encore à la fin du XXème siècle.

     

    Son blog a signalé les risques de conformisme et d’acceptation, sans vérification des tests et des preuves médicales que les plus grands chercheurs se sont jetés à la tête ces jours-ci, au sujet de la tragicomédie que se révèle être ce virus : un des innombrables virus rencontrés depuis plusieurs siècles et récemment : grippe asiatique, après grippe espagnole, ect… De ces virus, nous en rencontrons individuellement d’innombrables depuis notre naissance, et nous survivons.

     

    L’ermite et ses étudiants sont allés anonymement faire des tests de médicaments dans les grands laboratoires qui embauchent des désœuvrés, des désargentés, des paumés, pour gagner de l’argent en prêtant leur corps à la science. En prenant le rôle de cobaye, en donnant leur identité, mais en cachant l’esprit scientifique de vérification de l’authenticité et de la qualité des tests, les auteurs (voir texte de Christophe Brochier) ont raconté en détail la désinvolture avec laquelle le personnel des labos chargé de mesurer les effets du médicament traitaient les jeunes gens qui prêtaient leur corps à la science. Mais ceci n’est rien. Le plus grave et le plus surprenant, était qu’ils furent acceptés sans vérification de leur passé médical, ou de leur véritable identité. Ce qui est un comble pour une expérience de validité des médicaments ainsi qu’on le proclame, alors que dans les faits, ces sociologues ont ressenti, vu et vécu la réelle situation des cobayes humain et ont analysé le travail des personnels de santé chargés de les inoculer et de leur administrer un traitement. Aujourd’hui où la science médicale parle de très haut, la véritable situation des soutiers de la science, des petits agents qui sont là pour la frime, ne surprend pas les chercheurs qui sont allés véritablement vivre plusieurs jours dans les labos et les lieux expérimentaux.

     

    Pour le détail des vérifications que l’ermite et ses étudiants ont produit, il faut lire le texte dans le blog : ‘Devenir un cobaye humain’ et lire la synthèse et la conclusion de leur livre : ‘La France malade de ses médecins’ publié chez les ‘Empêcheurs de penser en rond’ puisque les grandes maisons d’édition l’ont refusé car subventionnées directement ou non par l’industrie pharmaceutique.  Ceux qui s’amuseront à lire et à vérifier, verront sans surprise que les évènements actuels, annoncés comme stupéfiants, avaient largement été anticipés, sans profits d’ailleurs pour leurs auteurs, sinon le souci de vérité. Mais chèrement payés par les jeunes co-auteurs, alors étudiants en thèse sous la direction de Peneff, car ils n’ont pu accéder à un poste en université.

     

     Il ne fait pas bon marcher vent debout, devenir un peu iconoclaste, et refuser les clichés, le consensus, et les mythes de la connaissance dont l’époque se croit détentrice. Il ne reste que de rire et se moquer des prêtres de la religion de l’opinion dominante. Il ne fait pas bon s’éloigner des centres de pouvoir, d’ironiser sur leurs compétences et leur fausse perspicacité, ce qui n’a été dommageable non pas pour l’ermite qui s’est retiré tranquillement dans ses montagnes, mais pour ses jeunes camarades qui l’ont suivi à leurs risques et périls. Il ne fait pas bon de s’éloigner des sentiers battus mais bien d’autres l’avaient chanté avant : Boris Vian, George Brassens ou Jean Ferrat.

     


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       L’ermite me demande pourquoi la promotion  de l’aviation ? pourquoi ressusciter un fils d’ouvrier dans les Sciences avancées et dans l’invention permanente ?  Pourquoi solliciter les jeunes à pratiquer les maths et la physique avancée, pourquoi se consacrer  à  la  science ?  Réponse : lire" Ader aérien: un ingénieur toulousain" publié aux editions saint Honoré Paris, 2020

     La protection de la nature  n’est pas abstraite  ,vague dans ses formes,  c’est l’observation de la nature qui est le moteur du progrès humain maitrisé. Ce jeune « savant »  inventa l’avion parce qu’il aimait les grands oiseaux voiliers : cormorans et mouettes, le vélocipède parce qu’il était sportif, le téléphone parce que ça allait devenir la mode et que ça rapportait gros !  etc. ..

     

    Justification scientifique :  au sujet de « Cl. Ader : sens pratique et observation » : tout est dit  par Pierre Gilles de Gennes  au sujet d’Ader : « Savoir observer est un talent précieux  et mal cultivé  dans nos études. Le système français n’est pas très favorable au sens pratique ... Nous fabriquons des dizaines de milliers de « taupins » chaque année et peu d’observateurs »  p207  de  L’Extraordinaire  Pierre Gilles de Gennes  prix Nobel de physique , O.  Jacob 2017

     

    Mon livre intéressera, j’espère, les jeunes gens, les parents et les enseignants de matières scientifiques.  Nous sommes au dernier rang en Europe, en connaissances mathématiques, quant aux élèves de 12 à 14 ans. Après avoir eu de nombreux savants au siècle dernier, nous ne pratiquons plus les sciences avancées et nous ne les enseignons plus avec efficacité ;l’exemple de Cl. Ader peut   contribuer à renouveler l’intérêt scientifique des jeunes gens. Qui est-il : un fabricant industriel ? un créateur ingénieux ? un inventeur hors pair de machines volantes, un champion cycliste  ? un  inventeur d’avions, qui a déposé  plus de 150 brevets entre 1780 à 1900 et   entre autres :  patriote  et  écrivain !

      Il commence l’école à 3 ans, le Lycée à 10, bachelier ès sciences à 16, et ingénieur à 21ans : un destin socialement improbable. Comment un fils du peuple est-il devenu un grand scientifique reconnu dans le monde par son dépôt de 120 brevets, inventeur en toutes catégories de machines et de mécanismes ? « Emparez-vous de vos écoles dirait Ader aux enfants   pour devenir de jeunes savants ».  Une formation scientifique se donne-t-elle en priorité en famille, à l’école ou en société ? Qu’arrive-t-il si l’enfant appartient à un milieu   non tourné vers l’industrie, s’il est un fils du peuple, observateur de la nature et des oiseaux, soutenu par   sa famille, où l’on tolère les essais   périlleux aux adolescents qui « aiment » les lois de la physique, jusqu’à  les expérimenter  à leurs risques?   Ce livre souligne combien l’Occitanie, a été un domaine d’essais industriels avec des formations techniques de valeur, des universités scientifiques, pour rattraper « Paris », voire le dépasser. Comment passer d’innovations astucieuses en vue du progrès de la circulation (train, vélo, auto) à une invention telle que l’avion ?  Qu’arrive-t-il à un inventeur patriote, si c’est l’ennemi qui s’empare de ses prévisions aéronautiques alors que son pays les refuse ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    .    Auteur Jean Peneff  sociologue, descendant  de Cl. Ader , né dans la banlieue de Toulouse, a bénéficié de documents familiaux. Il  est professeur émérite de l’université de Provence ; il a enseigné  auparavant à Alger et à Nantes, ; il fut « visiting professor » à Chicago.  Ses dernières publications :La France malade  de ses médecins( 2005, Seuil ),  Le gout de l’observation, (la découverte ,2012)   et  H Becker : sociologist and musicien   in  the « Ecole  de Chicago » 2018, ( Routledge , New York). Et douze autres livres, portant sur l’ethnographie et l’observation participante. A pris sa retraite dans un tout petit village d’Isère, à la limite du Parc National des Ecrins, pour être loin de l’agitation moderne et se consacrer à l’écriture.

    Il a dirigé plusieurs thèses, il est l’ami proche de Howard Becker, et de bien d’autres sociologues américains de l’école dite de Chicago.

     

     


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  • Si je me suis retiré « tôt »  (62ans) , c’est  pour réfléchir à toutes ces circonstances, en tout cas, ne plus orienter  dans une voie sans issue,  puisque faiblement reconnue. L’ethnographie par observation, une fois les diplômes acquis, n’est guère validée professionnellement. Je le déplorais. Bien de mes collègues américains firent de même   choisissant une retraite précoce). Le vent est peut-être en train de tourner.  Il y a des conjonctures favorables et d’autres non. Il
    . Les auteurs qui font partie de cette bibliothèque se rejoignent, dans l’octroi au lecteur, d’éléments de jugements, sur leur propre milieu et biographie, insinuant la notion de relativité sociologique au moins temporelle (étude de cas et des cas, il y en eut des milliers). Alors, pourquoi, pour un sociologue, donner autant de renseignements biographiques sur sa propre formation et son appartenance de classe, comme je le fis : nombrilisme, indécent exhibitionnisme ? Non ! car chaque sociologie est le reflet de la trajectoire d’un auteur et de l’histoire de son milieu. L’expérience sociologique est en partie cachée par les sociologues eux-mêmes, parfois de manière consciente, ou alors pas dans toutes ses dimensions.  Le sociologue croit ou feint de croire qu’il est au-dessus des déterminations et des influences, au-dessus de la mêlée. Que ses intérêts propres le mettent hors de portée des effets qu’il décrit chez les autres. Bref, comme on l’a dit auparavant, il n’est pas hors du monde et  sa  légitimité   à expliquer   d’autres sociétés,  dépend  de sa compétence à se juger lui-même ! Il n’a pas le pouvoir d’échapper aux mécanismes qu’il décrits à propos des autres milieux ; sa capacité de tout appréhender est utopique : il ne suffit pas d’obtenir ses diplômes, ou bien la fonction et le poste !  Et il doit dire depuis quel promontoire, il parle, puisqu’il est lui-même objet de sociologie. Sa prétention à étudier une idéologie ou des comportements d’autrui, est fictive, s’il se croit  au-dessus de toutes les sciences, des courants ou des modes de pensée, dont il trancherait radicalement, de par un effet de supériorité auto-définie. Trop souvent le sociologue est juge suprême des autres pratiques : ce qu’il dit sort de la botte de Dieu, position commune en France, marquée de Grands Hommes-symboles et l’un, particulièrement, qui vient d’ailleurs de ma région natale, et  que je suis allé observer, pour mieux saisir ce qu’il ne nous avait pas totalement révélé. Il n’y a pas de mauvais « terrains » puisque tout est terrain !

    Alors, jeunes  apprentis, comme nous le fûmes, modestes ethnographes  : si vous pensez  que vous êtes un élément du groupe que vous étudiez : il est plus sage de dire d’où vous venez , ce que vous avez appris de votre milieu , reçu de votre éducation  et des « épreuves » que vous traversées, puisque vous êtes une pièce du mécanisme que vous  rapportez dans votre travail , votre thèse ou  vos écrits.  Votre biographie comporte des éléments idéologiques comme les autres : vous ne vous êtes pas extrait miraculeusement des déterminations de vos congénères ! Pas plus que vos intérêts du moment ne seraient des composantes de vos jugements ! Donnez donc au lecteur, tous les éléments qu’il doit connaitre pour vous juger, pour mieux comprendre votre « point de vue », puisque vous n’avez aucun droit supérieur à l’extra-territorialité, à l’évitement des effets de cause sociale, interprétés subjectivement. Selon votre réponse, vous donnerez ou non, au lecteur ou à l’étudiant, le maximum de renseignements sur vous-même, afin qu’il perçoive de quel point de vue de classe sociale, vous parlez. Tout livre de sociologie devrait comporter un important élément de biographie de l’auteur, bien différent des 3 ou 4 lignes de dos de couverture !

    C’est pourquoi j’affirmé, haut et fort, que chacune de mes interprétations sociologiques est un effet retravaillé et élaboré de ma trajectoire, une composante de mon milieu et, ensuite   seulement, un effet de la situation ancienne ou présente. Les classes moyennes, demi- rurales, en ascension rapide, ont été, après la guerre, le support de la sociologie que j’ai faite (ce que d’autres cachent soigneusement à travers l’exigence « d’objectivité ») : voilà les faits ! Pour bien observer, il faut avoir un angle de vue déjà  éprouvé   selon des orientations qui viennent de loin. Ce sont de phénomènes de générations et d’époque : un sixième sens, qui s’« hérite » d’une classe d’âge  à l’ autre. Je concède que mes réflexions n’évoquent pas le fait qu’observer n’est pas « analyser » ; pas plus que mesurer ou contrôler, n’est expliquer. Ces pages étaient juste là pour rappeler un point d’histoire à ceux qui feront l’histoire de cette « méthode » intelligente. C’est pourquoi j’ai souvent pensé, en l’enseignant, qu’elle ne s’apprend pas vraiment, mais qu’elle appartient à un temps révolu ou bien à une conjoncture spécifique :métropoles  avec Noirs et étrangers
    Au final   que conclure l’observation participante précoce ? » D’abord dans la vie, ça sert à faire de bons choix, au bon moment, cad, les plus cruciaux de l’existence. Par exemple j’ai su « naviguer » au mieux en Algérie et dans l’armée, en observant les sous-officiers et en jugeant avec mes collègues, les issues possibles à des problèmes éthiques apparemment insolubles. Ça m’a servi plus tard à trouver le ton juste dans mes relations avec Verret, louvoyant entre son autoritarisme fraternel et une impulsivité de jugement. Cela me servit également à constituer une opinion politique éprouvée à partir de faits constatés, non des idéologies ou des  « éthiques » politiques. Entre 20 et 25 ans nous nous sommes  « fabriqué » un jugement sur les deux géants, se faisant une sérieuse guerre froide : L’URSS et les USA . Je suis allé dans les pays de l’Est plusieurs fois pour observer le communisme en action, et en Amérique, les problèmes raciaux. En Russie ou ailleurs, mon principe immuable était : aller voir pour savoir ; observer réellement, directement, avant de juger. Mais dans tous les cas, il fallait sortir des sentiers battus, de routes balisées et des voyages  « organisés », ainsi que des clichés et des préjugés. Dans un cas, je partis en URSS mais ne suivis, en aucun cas, le circuit imposé par Intourist, l’organe officiel, et  cela, à mes risques et périls,  ( mais je parlais  un peu la langue). Dans l’autre cas : en Amérique, je refusai d’éviter les problèmes soigneusement occultés, soit en faisant du stop pour discuter au hasard, soit en « visitant »  les Ghettos et banlieues chaudes : ce qui m’avait été fortement déconseillé par mes amis ou des collègues. Toujours l’adage : « Aller voir pour savoir ; toucher directement le problème ». Bien entendu, j’eus, comme annoncé, de petits ennuis : arrestation par la Stasi  ou saisissement de la population noire  quand ils virent un Blanc qui se promenait tranquillement chez eux : ils n’avaient jamais vu ça !  Ces menus événements n’eurent heureusement aucun conséquence grave ; je pus limiter les dégâts et gérer une sortie honorable.  Ce sont de incidents ordinaires à tout exercice de la curiosité sociale, ce sont les à-côtés risqués de l’observation directe. En tout cas, mon opinion fut faite, pour longtemps (c’est- à -dire aujourd’hui) sur le communisme et le capitalisme. Mais je la gardais pour moi ou la partageais avec ma femme, plus tard, quand nous amenâmes nos enfants, faire là, dans ces pays, leurs propres expériences personnelles d’observation. En conséquence, pour moi, le bilan est amplement positif : c’est pourquoi je promus cette méthode auprès de multiples générations d’étudiants, avec plus ou moins de succès, comme on l’a vu .Les incidents ordinaires à tout exercice de la curiosité sociale sont les à-côtés risqués de l’observation directe. En tout cas, mon opinion fut faite, pour longtemps sur ces deux modalités du communisme et du capitalisme ou au sujet des phénomènes  culturels qu’on nous enseignait ou alors analysés  hors  de leur contexte.  Que la sociologie, dite du peuple soit aussi pauvre  fait douter de  l’avenir de la discipline

    Voilà pourquoi je destine ces livres aux  étudiants  , afin  qu’ils aient la chance,  même biaisée,  de lire des auteurs  qui furent des personnalités aux qualités humaines remarquables  et qu’ils aient  ainsi  l’aubaine,  de croiser des sociologues, portés aux mêmes inclinations, convictions et pratiques,  heureux de partager leurs « secrets » et leurs goûts. Et surtout qu’ils n’oublient pas que : « Pour être radical, un empiriste  ne doit admettre, dans ses constructions,  aucun élément dont on ne fait pas directement l‘expérience et n’en exclure  aucun élément  dont on fait directement l’expérience ».  Je suis sûr que les jeunes lecteurs de ce Don de bibliothèque américaine » sauront en faire usage, afin de mieux comprendre leurs prédécesseurs. A leur tour, de poursuivre un mouvement d’idées qui a un grand passé :« Créez des dizaines de petites « Ecoles de Chicago » comme ces livres le suggèrent : Et si vous admettez ce postulat, je vous dirais comme Becker : « On fait quoi maintenant : Quelle sociologie, ?  Celle du terrain ou celle de la carrière ? » :  en m’appuyant sur le titre de son  passionnant  livre, au sujet de l’éducation « inconsciente » de jazzman  ,je vous dirais : « Quelles observations, on fait maintenant : l’ethnographie modeste ou la « glorieuse » sociologie ? ». Finalement, vous ne vous demanderez plus : « A qui ça sert  l’observation participante précoce ? »  Dans la vie, ça sert à faire de bons choix, au bon moment, cad, les plus cruciaux de l’existenceproblèmes raciaux.  Là ou ailleurs, mon principe immuable était : aller voir pour savoir ; observer réellement, directement, avant de juger. Mais dans tous les cas, il fallait sortir des sentiers battus, de routes balisées et de voyages  « organisés », ainsi que des clichés et des préjugé qui les accompagnent.». La politisation des jeunes gens d’alors  était alors une ressource que certains saisirent avec avidité
    En conclusion : « Jeunes  apprentis, comme nous le fûmes, modestes ethnographes  : si vous pensez  que vous êtes un élément du groupe que vous étudiez : il est plus sage de  commencer par étudier d’où  vous venez , par ce que vous avez appris de votre milieu , reçu de votre éducation  et des « épreuves » que vous traversées, puisque vous êtes une pièce du mécanisme que vous  rapportez dans vos écrits.  Votre biographie comporte des éléments idéologiques comme les autres : vous ne vous êtes pas extrait miraculeusement des déterminations de vos congénères ! Pas plus que vos intérêts du moment ne seraient des composantes de vos jugements ! Donnez donc au lecteur, tous les éléments qu’il doit connaitre pour vous juger, pour mieux comprendre votre « point de vue », puisque vous n’avez aucun droit supérieur à l’extra-territorialité, à l’évitement des effets de cause sociale, interprétés subjectivement. Selon votre réponse, vous donnerez ou non, au lecteur ou à l’étudiant, le maximum de renseignements sur vous-même, afin qu’il perçoive de quel point de vue de classe sociale, vous parlez.Tout livre de sociologie devrait comporter un important élément de biographie de l’auteur, bien différent des 3 ou 4 lignes de dos de couverture !   C’est pourquoi j’affirmai, haut et fort, que chacune de mes interprétations sociologiques est un effet retravaillé et élaboré de ma trajectoire, une composante de mon milieu et, ensuite   seulement, un effet de la situation ancienne ou présente. Les classes moyennes, demi- rurales, en ascension rapide, ont été, après la guerre, le support de la sociologie que j’ai faite (ce que d’autres cachent soigneusement à travers l’exigence « d’objectivité ») : voilà les faits  vécus par l’auteur !





    Je n’aurais jamais pu me servir de cette expérience pour aider mes étudiants, nouveaux venus dans l’univers étrange, pour eux,   des Facultés, ainsi que   ceux  que j’ai dirigés plus tard en thèse ou maîtrise,  ressentant une infériorité culturelle,  à  faire  valoir leurs qualités de  chercheurs au quotidien. Bref de manifester  leur avantage  de sensibilité aux petits « faits » significatifs sur un terrain quelconque et de  résistance aux emplois physiquement durs qu’ils prenaient comme sujets de maitrise ou de thèse. Dans leur enfance, ils avaient été    orientés, eux aussi, vers le « dehors » du cercle fermé familial : l’extérieur, la rue, le plein air, les petits jobs. Les choix intériorisés   étaient devenus irréversibles ; ils avaient là, un avantage déterminant en sociologie ethnographique, et ils ne comprenaient pas la « timidité » de autres étudiants, plus « classiques ».  C’est pourquoi les enfants qui migrent aujourd’hui, des enfants de la rue ou de village   sont   plus avantagés ; ils sont plus aptes à la compréhension de cet exercice, que les étudiants,  sauf ceux venus de très loin du milieu universitaire, plus disposés, quant aux compétences, aux  subtilités ethnographiques de la vie populaire. Ils ont été réceptifs à ce type d’enseignement, quand ils parvenaient à l’enseignement supérieur.  Ils auraient fait d’excellents sociologues, s’il n’y avait eu des barrages de classe ou de nationalité ; mais ces capacités ont « marché » ailleurs, cependant, pour eux. Cela les mettait à l’écart des risques de jugements trop ethnocentriques ou faiblement comparatifs, bref à l’écart des dangers qui guettent actuellement les étudiants pauvres en observations juvéniles.

    Je suis sûr que les  lecteurs de cette « bibliothèque américaine » sauront en faire usage, afin de mieux comprendre leurs prédécesseurs. A leur tour, de poursuivre un mouvement d’idées qui a un grand passé :« Créez des dizaines de petites « Ecoles de Chicago » comme ces livres le suggèrent : Et si vous admettez ce postulat, je vous dirais comme Becker : « On fait quoi maintenant : Quelle sociologie, ?  Celle du terrain ou celle de la carrière ? » :  en m’appuyant sur le titre de son  passionnant  livre, au sujet de l’éducation « inconsciente » de jazzman  ,je vous dirais : « Quelles observations, on fait maintenant : l’ethnographie modeste ou la « glorieuse » sociologie ? »
    Alors, jeunes gens, choisissez la socio dont l’époque à besoin ; trouvez  un domaine encore  mal connu. Voyez comment le luxe et l’intensité des communications et des mises en relations inter-individuelles par des outils non conçus par vos entourages, mais formatés pour vos soi-disant besoins et encadre pour perceptions propres ! Futurs sociologues :   ne craignez pas, à partir de faits concrets issus de votre terrain, de critiquer vos livres ou enseignements. Inventez vos modes d’enquête, vos normes d’écriture, vos codes de présentation.  Prenez votre liberté.

    FIN
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